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Sciences de l'Infocom › Google Bombing

Analyses du phénomène

Fil des billets

vendredi 23 janvier 2009

Barack Obama a aussi son Google bombing

Initiée par Eric Baillargeon pour souhaiter la bienvenue au nouveau président des Etats-Unis (le spécialiste en "rayonnement Web" a en effet choisi les mots "cheerful achievement" pour prendre le contre-pied du célèbre "Miserable Failure"), la petite manipulation a échappé, l'espace de quelques heures, aux filtres mis en place par Google pour réduire les effets des Google bombs : la biographie officielle du président apparaissait en première position 24 heures plus tard

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dimanche 14 décembre 2008

Le Google bombing : une arme au service d'une communauté active et hyperconnectée

Pour fêter les 3 ans de ce (méta)blog, j'ai décidé de publier sur Scribd le mémoire de recherche que j'ai présenté en 2006 et qui avait motivé sa création (je m'étais plus longuement expliqué dans Netizen).

Au final, plusieurs billets publiés dans l'année avaient été réutilisés dans mon mémoire ou republiés par la suite.

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mercredi 6 février 2008

Du Google bombing au Yahoo! bombing

Même après sa mort, le Google bombing fait reparler de lui (rappelez-vous, en février de l'année dernière, Google avait mis un coup d'arrêt à cette pratique qui restait cependant techniquement réalisable sur d'autres moteurs).

Cette nouvelle affaire est bien la preuve que, pour le moment, seuls les résultats obtenus sur le moteur phare font sens. Google bombing ou pas ? Chez Philipp Lenssen comme chez Danny Sullivan, on se demande s'il ne s'agit pas d'un bombardement mêlé à un référencemement naturel qui, en somme, refléterait la façon dont les internautes qualifient (par liens interposés) la scientologie. Abondance semble avoir trouvé le ou les coupables.

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dimanche 16 septembre 2007

Lech Kaczynski victime d'un Google Bombing ?

La nouvelle a fait le tour de la blogosphère google : Un Google bombing qui plaçait le site internet du président polonais Lech Kaczynski en tête des résultats lorsque qu'on tapait le mot "kutas" (argot, signifiant pénis) a valu à son auteur d'être arrêté par la police du pays. Lech Kaczynski n'en est d'ailleurs pas à sa première attaque (vous vous souvenez peut-être de la bombe Google "grippe aviaire"), il semblerait que cette fois la cyber-moquerie ne soit pas passée inaperçue. Nous en apprenons un peu plus chez actu.abondance :
Un article du journal polonais Gazeta Wyborcza indique qu'un dénommé Marek W., agé de 23 ans, aurait été arrêté par la police polonaise pour un acte de "Google Bombing" contre le président de la république Lech Kaczynski.

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mercredi 6 juin 2007

Google Bombing, une étude du phénomène

Découvert sur le blog d'Olivier Ertzscheld : Google bombing from a time perspective, un article tiré du du Journal of Computer-Mediated Communications (numéro d'Avril 2007) consacré aux "Dimensions sociales, politiques, économiques et culturelles des moteurs de recherche".

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jeudi 1 février 2007

Le Google bombing est mort, le link bombing vit encore

Après plus d'une vingtaine de billets sur le sujet et un mémoire de recherche consacré au phénomène, je ne pouvais pas passer à côté de cette information : Google vient de mettre au point un algorithme qui "minimise l'impact de nombreuses Google bombes". C'est ce que l'on apprend dans un communiqué officiel (webmaster central blog). Merci à Onesque pour l'info ;)

Google s'était déjà exprimé sur la pratique : le Google bombing était considéré comme une action symbolisant l'avis des internautes (par lien interposés) et n'affectait pas la qualité globale de son service de recherche. Evidemment on pouvait déjà douter de la légitimité accordée à l'action coordonnée d'une poignée de personnes face à des millions d'utilisateurs et la cyber-démocratie pronée par Google (un lien = un vote) pouvait avoir avec le Google bombing des allures de cyber-dictature.

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vendredi 22 décembre 2006

Réussir son Google bombing - leçon #1

J'ai décidé de publier au fil de l'année (de la nouvelle) une série de billets intitulée "Réussir son Google Bombing", cela ne doit pas être considéré comme une incitation (malgré le titre un peu "accrocheur") mais plutôt comme une façon amusante de comprendre le fonctionnement de cette pratique.
  • Leçon #1 : Le terme utilisé doit être le moins compétitif possible

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mardi 12 décembre 2006

"Politiquement Web" zoome sur le Google bombing

Vu chez Pointblog, Le Forum des droits sur l'Internet publie Politiquement Web : "un guide pratique à l’usage de l’internaute citoyen". Parmi les sujets abordés, le guide fait un "zoom" sur la pratique du Google Bombing et évoque notamment les risques encourus par les participants. je me permets de reprendre ici l'extrait publié par Gilles :
La technique dite du « Google Bombing » appelle les plus grandes réserves en ce qu’elle peut conduire à associer une personne avec un vocable, en général désobligeant et souvent préjudiciable. Pour l’heure, aucune action en justice n’a été engagée pour de tels faits. Mais cette technique pourrait conduire à mettre en jeu la responsabilité des auteurs et instigateurs.
A lire ici, ma petite enquête sur le sujet :
- Google bombing : quelle responsabilité pour les auteurs des liens ?

A lire ailleurs :
- le FDI publie un guide de l'internaute citoyen et lance un observatoire de la webcampagne (chez Versac)
- Les internautes soumis à certaines règles pour la web campagne électorale (ZDNet)

lundi 20 novembre 2006

La néo-puritaine et le borgne

En lisant cet article du Monde du 9 novembre dernier intitulé "Les "Googles bombes" entrent en campagne" (qui dresse un petit panorama des bombardements Google à la sauce française) on pouvait remarquer l'apparition de deux nouvelles cibles : Ségolène Royal et Jean-Marie Le pen.

Pourtant en y regardant de plus près, le blog pastiche consacré à la candidate officielle du PS apparaissant en tête des résultats de recherche pour "néo-puritaine" contient ces mêmes mots dans son titre ("Segolene Royal, la neo puritaine"), il n'est donc pas étonnant qu'il soit bien référencé pour ces mots-là : le titre est un facteur important de l'indexation d'une page. De même, la biographie non officielle de Jean-Marie Le Pen qui apparait en 4ème position lorsqu'on cherche "le borgne" sur Google ne semble devoir cette position qu'à la présence de ce mot dans le contenu même du site ("signe distinctif : borgne (de quel oeil ?)"). Selon moi Il s'agit donc en fait dans les deux cas d'une indexation "traditionnelle" des pages en question plus que d'actions de Google Bombing, qui généralement laissent leurs traces.

A noter que cet article fait intervenir Arnaud Dimeglio, avocat à la Cour, au sujet des rapports à la loi (lire le billet précédent).

dimanche 19 novembre 2006

Google bombing : quelle responsabilité pour les auteurs des liens ?

Publier sur son blog la phrase "Jean Pierre Raffarin est un gros balourd" (imaginons même que les termes "gros balourd" soient liés à la biographie de l’homme politique) relève donc de la diffamation, ou plutôt de l’injure dans ce cas précis. Mais quid des liens hypertextes ? Imaginons maintenant que l’auteur publie sur son blog un lien unique et sans contexte, dans son blogroll par exemple : "gros balourd".

Comment considérer une association diffamante ou injurieuse lorsqu’elle est faite uniquement à travers un lien hypertexte ? Est-ce que le fait de mettre en place un lien seul comme "magouilleur" (pointant vers la biographie de Jacques Chirac) peut être considéré comme une diffamation caractérisée même si on note une absence de contexte et que l’association est implicite ? qui me prouve dans un tel cas que "magouilleur" ne fait pas référence à l'auteur de la biographie par exemple ? Petite enquête...

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samedi 4 novembre 2006

Google bombing : comment ça marche ?

Tapez "miserable failure" dans le moteur de recherche Google et vous obtiendrez comme premier résultat de recherche une biographie du président américain Georges W. BUSH

Si vous avez l’habitude de vous promener sur les blogs ou de faire quelques recherches sur le moteur de recherche Google, vous avez sûrement entendu parlé de ce phénomène. Google serait-il devenu fou ? Ses employés seraient-ils des activistes secrets dénonçant le manque de popularité de leur président ? Non, rien de tout cela n’est exact. En fait, ce résultat est obtenu par le biais d’une pratique appelée "Google Bombing", ou "bombardement Google" (en Français). Comment ça marche ?

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mardi 31 octobre 2006

Google Bombing The Election, questions/réponses

NetPolitique m'avait interrogé ce weekend sur l'action de Google bombing mise en place par un blogueur Démocrate (voir le billet précédent), voici les questions :
  • Que penses-tu de cette stratégie des démocrates du point de vue technique ?
  • Est-ce efficace selon toi ?
  • Verrons-nous la même chose en France dans les mois qui viennent à ton avis ?
Les réponses sont publiées sur ce billet chez NetPolitique, en mise à jour ;)
Rémi, auteur du blog Palpitt, et d'un mémoire de recherche universitaire sur l'utilisation militante du Google bombing nous fait part de son analyse éclairée sur cette campagne (Lire la suite)

vendredi 27 octobre 2006

Google Bombing The Election

Une nouvelle cyber-campagne de décrédibilisation politique à l'initiative de Chris Bowers (MyDD.com et Daily Kos) vise à "diriger autant d'électeurs que possible vers les articles non-partisans les plus désavantageux écrits sur les candidats Républicains", dont une liste est dressée ici. Le but étant de s'assurer que les Démocrates, déjà favoris dans les sondages, puissent avoir les meilleures chances de réussir leurs campagnes pour les élections sénatoriales de novembre (l'action prendra fin le 7, date des élections).
Cette campagne va néanmoins encore plus loin, en associant à la technique du Google bombing l’achat de mots-clés sponsorisés, pour associer systématiquement à tel ou tel opposant politique des articles de presse particulièrement négatifs ou embarrassants.
En effet, l'action se décline en 3 étapes : 1. Trouver un article pour chacune des 70 50 "cibles", 2. De manière simultanée, mettre en place une campagne de mots-clés Google Adwords et un Google bombing visant à lier chacun de ces articles à sa "cible", 3. Utiliser et diffuser ces liens de bombardement dans les discussions tenues sur les blogs afin que les articles selectionnés phagocytent le top des résultats de recherche pour les candidats républicains.

Une feuille de calcul Google SpreadSheets (tableur en ligne) déstinée aux participants résume même l'ensemble des instructions et dresse la liste des articles en question, décidément Internet est bien un des lieux privilégiés du militantisme politique.

A lire :
- Campagne US : un bombardement Google organisé à grande échelle (chez NetPolitique)
- La campagne électorale à coups de bombes… Google (chez Transnets)
- Political Google-Bombing (Concurring Opinions)
- A New Campaign Tactic: Manipulating Google Data (New York Times)

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samedi 13 mai 2006

Google bombing contre Poutine

Le président Russe Vladimir Poutine est la nouvelle cible d'un Google bombing. Sa biographie apparait en tête des résultats lorsqu'on tape "L'ennemi du peuple" (en russe : враг народа) sur le moteur de recherche.

Après Georges Bush, Silvio Berlusconi et Jacques Chirac, cette bombe Google semble être la première à avoir une forte portée symbolique pour la Russie (il suffit de parcourir cet article wikipédia pour s'en rendre compte), et nul ne sait encore comment le gouvernement va réagir.

Vu chez Google Blogoscoped et découvert par Oleg Semenov.

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jeudi 27 avril 2006

Google bombing contre "le lobby microsoft"

GB La Ligue Odebi, un réseau d'internautes engagés dans un combat contre le projet DADVSI et déjà auteur de plusieurs campagnes de discrédit contre le ministre de la culture (ici puis ), semble systématiser la pratique en dénonçant cette fois-ci un "conflit d'intérêt évident entre M.Thiollière, la DADVSI et Microsoft". Tappez "le lobby microsoft" dans Google et vous obtiendrez comme premier résultat de recherche la fiche de Michel Thiollière, rapporteur au sénat du projet DADVSI. D'autres mots clés sont aussi propososés au bombardement comme "Microsoft et la dadvsi" ou encore "les lobbys de la culture" (voir ici ou chez Nissa2008).

La bombe google a touché sa cible en seulement 2 jours. En effet, avec plus de 2000 sites affiliés, la ligue Odebi est au coeur d'un réseau redoutablement efficace lorsqu'il s'agit de mener bataille sur la toile : un lien en page d'accueil appuyé par un bon PageRank, un communiqué envoyé à d'autres sites tout aussi influents, il devient relativement aisé de propulser la page voulue au top des résultats sur le moteur de recherche.

Il est d'ailleurs intéressant de constater comment ces résultats sont encore une fois considérés comme le reflet de la web-réputation de Michel Thiollière. D'abord, on les cite pour justifier les soupçons sur les relations entretenues entre le sénateur et microsoft,
il suffit en effet aux internautes de chercher les mots 'Thiollière+microsoft' dans google pour sortir plus de 356 références.(voir sous google)
ils sont ensuite repris comme preuve de la capacité des internautes à discréditer l'homme politique et à ternir son image sur Internet. Lorsqu'on sait ce que représente Google ou plus largement l'ensemble des moteurs de recherche en terme d'accès à l'information sur Internet (une quasi-hégémonie), on comprend vite la symbolique d'un contre-pouvoir mené à travers la manipulation des résultats.

A noter que l'article wikipédia concernant Michel Thiollière garde aussi les traces de cette contestation (on y trouve une citation de la ligue Odebi dans la rubrique "parcours politique"). De plus, de nombreuses autres actions contre le projet DADVSI sont lancées par différents organismes : pétitions en ligne, simple courrier collectif, journée de deuil, en passant par des flashMobs.

Google bombing, cyber-lynchages : des blagues de geeks inoffensives ? pas si sûr...
Une requête sur le terme 'ministre' renvoie en effet en 3éme position sur la condamnation pour blanchiment d'argent de notre ministre de la culture actuel.
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jeudi 23 mars 2006

Bill Napoli : Google Bombing & dictionnaire urbain

Wiliam (bill) Napoli, c’est le nom d’un Sénateur républicain du Dakota du sud (U.S.) et c’est aussi la dernière cible américaine d’un bombardement Google, petit rappel de la polémique qui a provoqué le courroux blogosphérique :

Le Dakota du Sud, l’état le plus strict en matière de régulation des avortements, faisait passer récemment une loi interdisant sa pratique exceptée dans certains cas bien précis. Bill Napoli proposait alors un scénario de viol bien précis contenant tous les éléments qui pourraient exclure une mère enceinte de l’interdiction d’avorter. Mais que faire alors des autres scénarii de viol qui ne correspondent pas à sa description ? Peut-on donner une échelle d’acceptabilité à un tel acte ?

Ce sont les questions posées par Candy, de smartbitchestrashybooks.com (un blog littéraire un peu trash), qui décide alors le 7 mars dernier de créer une définition d’un "viol acceptable" inspirée du nom de famille du sénateur et de lancer une Google Bomb pour que cette définition arrive en tête des résultats de recherche :

« If enough blogs join the bomb-link campaign, it is hoped that the meaning of "napoli" will be expanded to include the following definition » (Sharon Cullars)

Tappez Bill Napoli dans Google et vous obtiendrez comme premier résultat de recherche une page contenant cette définition inspirée du nom du sénateur. Candy décide ensuite de proposer cette définition sur urbandictionary.com, un dictionnaire qui propose d’indexer néologismes et mots d’argot sous le slogan « Define your world ».

Résultats : le 10 mars (soit 4 jours plus tard) la bombe Google avait atteint sa cible, 1262 billets contenant le nom du sénateur Bill Napoli ont été créés sur une période de 30 jours (selon Technorati). Un article Wikipédia a été ouvert, sa neutralité est discutée et on comprendra pourquoi en remarquant qu’il participe lui aussi au bombardement.

Si on observe de plus près ces résultats, on peut remarquer plusieurs choses :
- La zone A correspond à la « vie blogosphérique » normale d’une personne publique (c’est encore plus parlant sur le petit graphe). Dans ce cas précis par exemple, Bill Napoli doit être cité régulièrement dans les comptes-rendus du Sénat, répercutés sur certains blogs.
- La zone B correspond au lancement du bombardement Google, on note l’influence immédiate, le jour même, sur le nombre de billets contenant Bill Napoli. Le Buzz se crée. On atteint même près de 300 billets le 9 mars : c’est le point culminant dans l’activité blogosphérique du couple de mot.
- La zone C correspond au point d’impact de la bombe Google. Le résultat obtenu annonce la fin de la polémique, le buzz s’affaiblit, les blogueurs sont satisfaits.

Il est intéressant de constater comment, à travers la pratique du bombardement Google, une volonté de créer ses propres règles et définitions émerge peu à peu de la blogosphère. Il s’agit ici de renverser l’ordre établi en se le réappropriant, sur Google par exemple, et le réseau formé par un blog et ses lecteurs réguliers peut suffire à créer un consensus assez fort pour que l’action réussisse. Comme le dit l’initiatrice du bombardement : « La victoire est symbolique ».

A lire : Joining in the Google Bomb against bill (Sharon Cullars)

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vendredi 17 février 2006

Ministre blanchisseur, la bombe google

Voici un bombe Google datant de cette fin d'année que je rajoute à la liste des bombardements Google à la française.

- Principe : Lier les mots clés "ministre blanchisseur" à un article sur RTL.fr relayant la condamnation du porte-parole de l’UMP Donnedieu de Vabres à 15.000 € d'amende pour blanchiment d'argent. La multiplication de ces liens permet la diffusion de la google bomb.
- Element déclencheur : Une dépêche AFP qui annonçait la décision du ministre de soutenir l'amendement interdisant les logiciels p2p.
- Initiateur : La Ligue Odebi par le bais de ce flash d'information.
- Date du lancement : Dimanche 18 décembre 2005 à 17h
- Effectivité : Première place sur google pour les termes "ministre blanchisseur" (également sur Yahoo) ou "blanchisseur" (20/12/2005), 3ème place pour la simple requête "ministre" (26/04/2006).

La ligue ODEBI est une "entité indépendante et apolitique consacrée à la défense des droits et libertés des internautes" composée de plusieurs dizaine d'internautes et qui bénéficie d'un site odebi.org influent en plus d'un fort PageRank : Selon Odebi, le site possède déjà plus de 170.000 références sous Google et un PR (PageRank) de 6 qui devrait atteindre 7 lors des prochaines mises à jour. Elle base son pouvoir sur les internautes et leur capacité de mobilisation sur Internet à travers un réseau de 1885 sites affiliés.

Notre force est dans notre capacité à relayer un message au plus grand nombre le plus rapidement possible.

Voila ce qui explique le succès de ce bombardement Google ; après avoir été relayé par un grand nombre de blogs/forums/sites, il avait atteint sa cible en seulement 2 jours. Dans ce cas là, l'influence de l'initiateur est la clé du succès du bombardement.

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samedi 4 février 2006

Gilles de Robien, Google bomb & web-réputation

En observant l’évolution des résultats de Google pour Gilles de Robien, on note depuis le début du buzz la montée dans le classement de 2 pages web : la lettre ouverte de Maïtre Eolas, citée sur de très nombreux blogs comme référence, et la biographie de Gilles de Robien chez Wikipédia qui arrive en seconde position dans les résultats.

La Bombe Google allogillou.com ("pense-bête à Gilles de Robien dans l'affaire Garfieldd") apparaît dans le top 10 des recherches sur yahoo (au rang 10) mais reste désespérément absente du top des recherches sur Google. Classement sûrement dû au fait que son PageRank reste à 0, il n’a donc que très peu de popularité pour Google même si il a été lié par de nombreux blogs.

Cependant, si on regarde de plus près la biographie du ministre chez Wikipédia, on y retrouve la majeure partie en copier/coller du contenu de la page bombardée (allogillou) présentée comme exprimant "le point de vue d'une majorité des personnes ayant eu connaissance de l'affaire". L’article de Wikipédia présente en effet le développement de l’affaire Garfieldd dans une rubrique "Actualité/ En cours". On retrouve même dans les liens externes un lien "Gilles de Robien" pointant vers allogillou.com. (je vous rassure, ce lien n’a aucun effet, les liens Wikipédia prennent en compte l’attribut rel="nofollow")

Il est Intéressant d’observer comment la bombe Google évolue, se transforme, et incorpore une page de référence influente comme celle de Wikipédia pour atteindre sa cible. Sur un autre plan, la propension de wikipédia à prendre en compte l’actualité "blogosphèrique" d’une personnalité tend à sceller l’importance capitale de la réputation sur Internet.
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samedi 28 janvier 2006

Bombardement Google - un mouvement social ?

En utilisant la définition que donne Melucci d’un mouvement social, Clifford Tatum parle dans son article du bombardement Google comme d’une forme d’action collective online proposant à travers la manipulation des résultats de Google une construction alternative de la réalité :

Pour Tatum, le pouvoir d’Internet réside dans son potentiel à démocratiser la production de ressources symboliques. C’est dans cette optique que la pratique du Google Bombing en tant qu’action collective en ligne permet de redistribuer le pouvoir de créer et de diffuser des représentations symboliques de la réalité différentes de celles imposées par les médias de masse.

Selon Melucci, un mouvement social doit comprendre 2 dimensions principales :
  1. La mobilisation d’un collectif définit par une solidarité spécifique
  2. L’engagement dans un conflit avec un adversaire pour l’appropriation et le contrôle de ressources évaluées par les 2 acteurs.
Pour tester la comptabilité de ces dimensions avec le phénomène du Google Bombing, Tatum se penche, entre autres, sur le cas de la bombe visant à déclasser un site antisémite (situé en première place) en le bombardant la définition Wikipédia du mot « jew » dans les résultats de recherche Google pour le même mot.

Les données de Tatum démontrent l’existence d’une solidarité entre les Bombardiers Google (Google bombers), ne serait-ce que dans leur manipulation collective des résultats de recherche. De même, leur engagement est caractérisé par la lutte contre un adversaire clairement ciblé et identifié.

On peut donc voir le bombardement Google comme une tentative de contrôler et de modifier la signification symbolique du classement des résultats produit par l’algorithme de Google (par ordre de pertinence, ou plutôt de popularité, c’est ce que met en évidence le phénomène blog).

Une ouverture vraiment interressante sur le sujet, à creuser... :)

Source : Deconstructing Google bombs: A breach of symbolic power or just a goofy prank ? (par Clifford Tatum, sur First Monday)
 Technorati : , , 

jeudi 26 janvier 2006

Peut-on désamorcer une Google Bomb ?

Combien de temps un bombardement Google peut-il agir sur un mot-clé ou une page donnée ? peut-on le détruire ? Voilà les question que l’on peut se poser lorsqu’on observe la disparition de certaines bombes tandis que d’autres continuent à sévir sur le moteur de recherche.
Il faut avant toutes choses bien comprendre que le format même du blog permet la mise en place de telles pratiques à la perfection. Pour ne citer que les points principaux, on note que :
  1. Google donne une primauté aux pages renouvelées régulièrement, plus l’information est récente, mieux elle sera classée dans les résultats. Le blog, par essence est renouvellé régulièrement, grâce au système de billets.
  2. chaque billet édité sur un blog crée un lien et une page « permanente », c’est à dire que tout lien (à moins qu’on le supprime) inséré dans ce billet est lui aussi permanent.
  3. les billets d’un blog sont généralement affichés en index, si le blog bénéficie d’un bon PageRank, l’ensemble des billets (et des liens qu’ils contiennent) affichés en page d’accueil reçoivent ce poids. Le PageRank est primordial pour le classement d’un blog, plus il est haut, plus le blog est qualifié de « populaire » et plus ce qui en émane a de l’importance sur le moteur de recherche.
Au niveau actuel de mes recherches, j’ai pu identifier plusieurs raisons qui peuvent expliquer le déclassement ou la disparition d’une Google Bomb du top 10 des résultats sur le moteur de recherche pour un mot-clé donné, et ce pour les google bomb Françaises :

Tout d’abord, lorsqu’il s’agit d’une google bomb sur un mot à fort trafic, comme c’est par exemple le cas pour celle ciblant Nicolas sarkozy (le liant au site officiel du film Iznogoud), il faut bien voir qu’il s’agit d’un vrai bras de fer de liens qui se joue pour la première place dans le moteur de recherche. La bombe ciblant Nicolas Sarkozy est facilement détrônable dans le sens ou elle est en concurrence farouche avec une série de sites officiels (et contenant le mot-clé).

Ainsi il suffit que plusieurs pages contenant le lien de bombardement disparaissent (suppression du billet/page/blog) du moteur de recherche pour que la bombe soit déclassée. De plus, si les pages en question bénéficient d’un bon PageRank, il est fort probable que la bombe perde de son « pouvoir » sur les résultats de recherche. En effet, il suffit d’une poignée de blogs avec un fort PageRank pour lancer une bombe Google, la disparition de l’un d’entre eux peut expliquer le désamorçage de la bombe (traduit par un déclassement dans les résultats de recherche). De même, il arrive que les billets d’un blog, avec le temps, passent en archive. Si ces billets contiennent des liens, il suffit que ces archives soient exclues par les robots de Google pour que les liens contenus dans les pages disparaissent eux-aussi et affaiblissent encore ce « pouvoir ».

Il arrive enfin que des blogueurs reviennent sur leurs engagements et décident de supprimer leur participation au bombardement, une fois la cible atteinte.

Pour ce qui est des Google Bomb portant sur un mot-clé à faible traficdéputé liberticide », « anne imbert »), il devient bien plus difficile de voir disparaître la page bombardée, comme le site officiel de Jean Dionis en résultat de recherche pour « député liberticide ».

Globalement, il est relativement facile et rapide de mettre en place un bombardement Google, sa destruction est à l’inverse lente est difficile.

Le seul moyen qui permette la disparition complète de la Google bomb reste la suppression pure et simple de la page liée. C’est le cas de celle ciblant Jacques Chirac avec le mot « magouilleur » : la page a été supprimée, elle n’est plus comptabilisée dans Google, les liens de toutes les pages des blogs ayant participé au bombardement pointent vers une page d’erreur 404 (page non trouvée). La bombe est détruite, le prix à payer est le sacrifice de la page ciblée. Tout cela devient impossible lorsque la page liée est une page qui ne peut être supprimée ou déplacée, c’est le cas de la page de définition du blog wikipédia liée au mots-clé « anne imbert ». La seule chose capable de la détroner serait le fait qu’une actualité blogosphèrique autour de cette chère Anne prenne le pas en terme de nombres de liens sur la bombe (puisque Google privilégie l’actualité nouvelle aux informations qui datent) ou que le temps fasse petit à petit disparaître les billets contenant les liens de bombardement. Ce peut être ce que l'on observe lorsque, depuis hier, on peut remarquer que le premier résultat de recherche est désormais le billet de Loïc le Meur (participant et commentant le bombardement), la page bombardée étant relayée à la seconde position. C'est un cas interressant où l'on observe que l'actualité autour prend le pas sur cette dernière. Je reviens sur cet élément juste après.

Enfin on peut penser à une intervention de Google sur les résultats de recherche, c’est l’hypothèse la moins probable lorsqu’on sait qu’il s’est toujours défendu de le faire.
  • Dommages collatéraux
Lorsqu’un bombardement Google est lancé, il est généralement accompagné d’une série de blogs et/ou de sites qui commentent l’action, en y participant ou non. C’est ce que j’appelle les « dommages collateraux ». Même lorsque la bombe disparaît, ils attestent de sa présence à travers le titre de leurs billets et l’explication qu’ils fournissent sur le chemin tracé par la bombe, de son lancement à son impact. Ces « dommages collatéraux » résistent bien plus longtemps que la bombe elle-même, c’est ce qui reste, si la page bombardée est l’obus, ces pages en sont le cratère périphérique. Tappez « magouilleur » dans Google est vous verrez que même si la bombe a été désamorcée, on ne discerne pas moins sa présence, son cratère.
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