John Dickerson, correspondant politique pour le magazine Slate, et d'autres journalistes qui couvrent la campagne US, s'adonnent maintenant au microblogging. C'est ce que rapportait le Times en début de semaine, tout en faisant remarquer qu'un premier scoop (à propos de Bill O’Reilly et de l'équipe de Barack Obama) était né sur Twitter.

Plus question d'attendre un temps calme avant de rédiger le premier compte rendu, Dickerson pianote sur son Blackberry et réalise un reportage en continu. Quelle différence avec du "liveblogging" traditionnel ? ici les mises à jour se font depuis un téléphone portable dans l'immédiateté la plus totale et chacune des publications ne doit pas dépasser 140 caractères. Les lecteurs de Slate.com peuvent suivre cet ancien journaliste de presse papier reconverti en blogueur dans le moindre de ses déplacements (via Google map) et chacun des articles mis en ligne sur le site est accompagné de ses derniers "twitts".

Et ce n'est pas pour rien que les principaux candidats (John Edwards, Ron Paul, etc.) utilisent désormais Twitter pour rendre compte de leurs activités quotidiennes. En plus de renforcer la réactivité, l'autre intérêt de ces petites dépêches/SMS publiques est qu'elles sont transmises et diffusées rapidement : une fois publiées, elles se diffusent sur d'autres services, d'autres outils, d'autres réseaux. Mais quand les équipes de campagne soignent parfaitement leur contenu, celui de ces "twitter reporters" a parfois tendance à devenir anecdotique, le discours est "plus authentique", affirme Dickerson.

Le microjournalisme est-il né ? Les auteurs de ReadWriteWeb promettent en tout cas un bel avenir à la pratique :

"The rise of tools like Twitter and blogs to report on events as they happen is something we recently predicted will be a growing trend in the coming year"

Dickerson, de son côté, est prêt à répondre aux critiques ;)

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