Mais si dans le premier cas, il est demandé à nos entreprenautes (en plus du dédommagement financier) de retirer toute mention du terme sur les sites et les blogs, la seconde entreprise avait agit, il me semble, avec un peu plus délicatesse puisqu'aucune suppression n'avait été demandée (à l'inverse de ce que j'ai pu lire ici ou là) et que la seule requête des titulaires était qu'un lien soit "codé au moins une fois" en direction du leur site. Même si on pourra discuter le bien fondé du dépôt de ce néologisme, Je pense sincèrement (je peux me tromper) que cette seconde affaire n'aurait pas fait grand bruit si elle n'avait pas fait écho à la première.

Entre temps, une campagne de cyber-soutien a été lancée et les billets reprenant les deux termes se sont multipliés : "Je vous demande également de ne pas hésiter pas à parler d'entreprenaute et de web réputation sur vos blogs, et de relayer cette histoire afin de soutenir Mathilde et François", lançait avant hier Guim sur son blog.

Bref, ce qu'on observe surtout, c'est que cette affaire risque de sérieusement entacher le "profil Google" d'une entreprise dont l'objet est justement la protection de la réputation sur le Web, l'arrêt des rumeurs et autres "buzz hostiles" ou la lutte contre les "campagnes de dénigrement". En effet, les billets commentant ces deux affaires commencent, Google bombing aidant, à inonder les page de résultats obtenues pour chacun des deux termes, et inutile de dire que leur contenu n'est pas toujours avantageux. Et en général, ce genre de campagne laisse des traces, durablement : c'est ce que j'avais appelé les "dommages collatéraux", ou quand les billets désavantageux persistent longtemps dans la mémoire de Google.

Edit : la discussion se poursuit ici

A lire aussi : - Comment « Web Reputation » est devenue une marque déposée sur Internet (le titulaire est interrogé par 01net.)