Pour les deux institutions citées, la création de différents profils a répondu a des besoins précis et le contenu a été adapté aux plateformes (Facebook, myspace, twitter, youtube), pour mieux cibler leur public ou pour davantage l'impliquer dans la construction des expositions.

Dans un second billet publié sur le blog Buzzeum, elle évoquait à nouveau le cas de Facebook en revenant sur quelques questions de fond : "pourquoi un musée irait-il sur Facebook ? Qu’est que Facebook a à apporter à un musée ?"

Pour poursuivre la discussion, j'avais déposé le commentaire suivant :

Si je peux me permettre, il me semble que 2 conseils peuvent être donnés aux institutions muséales pour que le potentiel de la plate-forme soit exploité :

- inclure Facebook dans une VRAIE démarche de dialogue avec le public. On peut voir ce que cela donne lorsque le profil ou l’application est créé en dilettante et qu’elle n’est pas soutenue par une stratégie de communication plus globale (cf. ton post). Il est essentiel, selon moi, de ne pas s’engouffrer dans Facebook parce qu’”il faut y être” mais plutôt de prendre le temps d’élaborer une réelle stratégie d’investissement comprenant des objectifs clairs (après les avoir passivement collectionnés, que fais-je de tous mes “fans” ? la fameuse question du “pourquoi ?”).

- et proposer un contenu SPECIFIQUE aux utilisateurs de Facebook. Il faut que la version FB du musée puisse apporter une valeur ajoutée.

En réponse, Diane me dirigeait vers deux illustrations de ces idées, détaillées sur son blog. Finalement, l'essentiel, et ce quelque soit la plate-forme, serait de commencer par bien identifier les objectifs que l'institution souhaite donner à chacun des espaces investis. Même si cela peut paraître évident, c'est aussi le premier conseil que donne Chris Brogan (blogueur qui a décidé d'écrire 100 billets "utiles" sur les bons usages des "médias sociaux") aux entreprises qui souhaiteraient plonger dans l'univers des SNS : "Start With the Intent", commencez par l'intention.