Peut-on encore être inGooglable ?
Par Palpitt le mardi 3 juin 2008 - Autour de Google - 956 lecture(s)
Face aux risques de laisser des traces sur internet qui nuisent à notre réputation, vous pourriez décider de ne rien publier ou de le faire d’une manière anonyme. A moins d’être retraité ou d’avoir la sécurité de l’emploi à vie (fonctionnaires...), vous feriez une erreur. Le pire qui puisse vous arriver ne serait pas d’avoir laissé quelques traces négatives pour votre réputation numérique. Le pire serait qu’on ne trouve aucune trace de vous, que vous n’ayez pas de réputation numérique.
C'est le conseil qu'aime à donner Olivier Zara, fondateur d'Axiopole. On ne peut qu'abonder dans son sens tant la pratique du "googling" semble se répandre, dans le secteur du recrutement notamment. Mais voilà, certains persistent à ne pas vouloir apparaître dans l'index du moteur (des fous, sûrement "retraités" ou "fonctionnaires") : ils souhaitent être complètement ingooglables. Mais est-ce encore possible ?
Pour Bernhard Warner, journaliste et consultant, la réponse est sans appel (c'est non) :
The majority of us all will show up on Google (or worse, a wanton namesake will) at some point in our lives. If you don’t like the look of it, then fill your life with good online deeds and hope they float to the top of the rankings.
Si vous pouvez relativement contrôler ce que vous publiez et "bloquer l'accès à une page ou à une image de votre site" (c'est ce que les Outils Google pour les webmasters vous aident à faire), vous ne maîtrisez pas toujours les informations mises en ligne par un tiers.
Et même lorsque vous êtes à l'origine de la "trace" déposée, la suppression peut s'avérer problématique, cf. l'article publié par 20minutes aujourd'hui:
C’est le site Legalis qui le révèle, en citant le cas d’une internaute, Mme Bénédicte S., qui voulait que le moteur de recherche supprime les messages qu’elle avait laissé sur un forum de discussion il y a 10 ans. Selon la plaignante, «tous les messages postés par elle depuis 1998 sont encore aujourd’hui accessibles (via une simple requête sur son nom, ndlr) et révèlent des informations sur ses goûts, ses préoccupations, sa vie intime, ses interrogations en matière de santé, et se rapportent par conséquent à sa vie privée.
Un cas particulier, certes, mais vous devriez tout de même faire attention, les forums Usenet d'antan sont les "twitter" d'aujourd'hui, imaginez que l'on retombe sur vos twits dans ... 10 ans, et que vous ne puissiez plus supprimer les plus impudiques ;-p







Commentaires
Mes twitts sont pas impudiques lol
Hello
C'est vrai tout ça, mais en même temps faut pas charrier, je préfére rien contrôler et qu'au pire des recruteurs tombent sur des photos de moi en train de me chouiller dans une soirée étudiante ! et alors ? ça prouve que je suis un étudiant normal
de toutes façon je me vois pas bosser avec des mecs qui croient que je suis 24h/24 comme pendant un entretien d'embauche :D
Donc pas de souci ni pour les tweets ni pour les photos de soirée sur flickr pour ma part :D
pour ma part, je pense qu'il faut surtout pas rester anonyme, car comment faire pour être reconnue quand on a une affaire ou pour nous contacter, si vous ne voulez pas vous faire reconnaître, ne vous inscrivez pas.
@kitt : les miens non plus !
@redpeppers : oui enfin tout dépendra du recruteur, mais je suis bien d'accord, il ne faut pas non plus tomber dans la paranoïa
@drinkavitamin : dans un contexte d'affaires, cela me parait évident, puisque l'on ne peut pas maîtriser entièrement notre réputation en ligne (même sans "s'inscrire", elle se construit avec ou sans notre concours), autant être proactif.