Vous ne pouviez pas le manquer, Twitter faisait la première page du journal Libération aujourd'hui, avec ce titre : "Twitter, la nouvelle arme des politiques"

Ce nouveau réseau de communication instantanée incarne le Graal des élus : s’adresser directement aux citoyens sans passer par les journalistes...

Sur le fond, l'article ne s'appuie que sur les pratiques d'une poignée de personnes (Twitter est peut-être "le dernier outil en vogue expérimenté par leurs communicants" mais combien de politiques français l'utilisent vraiment ?), qui diffusent leurs messages à une autre poignée de personnes. Twitter est loin d'être la "nouvelle arme" que les politiques attendaient (certains l'avaient d'ailleurs déjà utilisé pendant les municipales, puis s'étaient arrêtés aussi sec), mais ce genre d'article participe à la création d'un mythe, ou plutôt d'un fantasme autour de l'outil : un outil qui vous permettrait à la fois de "donner rendez-vous à mille personnes en même temps sans dépenser un seul centime", de miraculeusement permettre "aux politiques de se rapprocher de leurs électeurs", voire même de se passer de journalistes.

Au final, même si le ton adopté reste critique, un brin moqueur, le seul fait de propulser ce genre de papier en Une, surtout lorsqu'il est accompagné d'un tel chapô, crée la tendance plus qu'il ne la révèle. Ici tous les ingrédients sont déjà réunis pour que Twitter devienne le "must have" de la rentrée ;)

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