Eric Eldon pense même que le retour des utilisateurs de Twitter sur Friendfeed pourrait, in fine, rendre service à ... Twitter :

« FriendFeed ressemble à une version plus ouverte de Facebook, avec un interopérabilité renforcée avec le reste du web, et en particulier avec Twitter. Alors qu'un large éventail de clients Twitter - TweetDeck, Ginx et bien d'autres - vous permettent de classer vos tweets par groupes d'amis ou par conversations, FriendFeed est en train de devenir le meilleur client Twitter. Plus les utilisateurs de Twitter arriveront sur FriendFeed, plus il est probable qu’ils utiliseront les fonctionnalités de FriendFeed pour partager de l'information sur Twitter. »


Quand une "céléb’" tente la traversée


Le cas de Kim Kardashian, "célébutante" américaine, est cité en exemple par VentureBeat car c’est justement la tentative report massif des ses amis Twitter sur Friendfeed (si tant est que ce soit vraiment de son fait) qui a posé problème. Après avoir ajouté près de 35 000 amis en un seul clic, certains utilisateurs de friendfeed ont considéré qu’il s’agissait d’une forme de spam. Techcrunch s’était demandé en conclusion si l’un de ces services pouvait vivre sans célébrités, il est clair que la question se reposera lorsque d’autres "stars" tenteront la traversée. Plus intéressant : Kim Kardashian n’avait été suivie que par 350 friendfeeders en retour (3800 aujourd’hui), probablement parce qu’"elle n’apportait rien au service", ne faisant que republier ses updates Twitter, sans commenter quoi que ce soit.

En France, une "grande migration" ?


En France, les effets ne se seront donc fait sentir que bien plus tard, ce qui pourra certainement s'expliquer par la plus petite taille de la communauté francophone sur place. Il aura également fallu que certains signalent un nombre inhabituel de "request", notamment via Twitter, pour que le bruit circule. Curieux, d'autres ont à leur tour testé la fonctionnalités et se sont rendus compte qu'un nombre relativement important de leurs followers avaient un compte Friendfeed, et ainsi de suite. Mais il aura surtout fallu que les bonnes personnes en fasse le constat pour que ce petit effet de réseau soit assimilé à une "grande migration". Une expression trompeuse à bien des égards, puisque au final personne n'a quitté Twitter et que nous sommes bien incapables de quantifier l’activité francophone sur FriendFeed. Narvic (qui a déplacé son attention sur Friendfeed et qui fait désormais interagir son nouveau blog avec les deux plateformes), est venu commenter chez Yann Leroux :

Le mouvement vers friendfeed aujourd’hui, qui remonte à plusieurs mois, dans une montée progressive que certains ont fort bien vu venir, témoigne à mon avis exactement du même phénomène qui avait conduit à l’adoption de Twitter. Et si ça prend (ça semble prendre), c’est que ce qui est trouvé avec friendfeed semble mieux répondre aux attentes que ne le faisait Twitter (tout en permettant de ne pas quitter Twitter).

Ça ne veut pas du tout dire, bien entendu, que tout ceux qui utilisent Twitter vont passer à friendfeed. Ce phénomène ne concerne que ceux qui sont insatisfaits par les limites de Twitter dans la recherche de meilleurs outils pour organiser leur réseau social en ligne.

Et effectivement, FriendFeed semble surtout répondre aux besoins des "power users". Il permet de rassembler, de trier, de nous aider à face à un trop plein d'informations (en nous permettant d'accéder directement au "meilleur de la journée" par exemple), et en même temps de redonner du souffle aux échanges en redonnant de l'espace.