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Tag - bombardement google

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jeudi 23 mars 2006

Bill Napoli : Google Bombing & dictionnaire urbain

Wiliam (bill) Napoli, c’est le nom d’un Sénateur républicain du Dakota du sud (U.S.) et c’est aussi la dernière cible américaine d’un bombardement Google, petit rappel de la polémique qui a provoqué le courroux blogosphérique :

Le Dakota du Sud, l’état le plus strict en matière de régulation des avortements, faisait passer récemment une loi interdisant sa pratique exceptée dans certains cas bien précis. Bill Napoli proposait alors un scénario de viol bien précis contenant tous les éléments qui pourraient exclure une mère enceinte de l’interdiction d’avorter. Mais que faire alors des autres scénarii de viol qui ne correspondent pas à sa description ? Peut-on donner une échelle d’acceptabilité à un tel acte ?

Ce sont les questions posées par Candy, de smartbitchestrashybooks.com (un blog littéraire un peu trash), qui décide alors le 7 mars dernier de créer une définition d’un "viol acceptable" inspirée du nom de famille du sénateur et de lancer une Google Bomb pour que cette définition arrive en tête des résultats de recherche :

« If enough blogs join the bomb-link campaign, it is hoped that the meaning of "napoli" will be expanded to include the following definition » (Sharon Cullars)

Tappez Bill Napoli dans Google et vous obtiendrez comme premier résultat de recherche une page contenant cette définition inspirée du nom du sénateur. Candy décide ensuite de proposer cette définition sur urbandictionary.com, un dictionnaire qui propose d’indexer néologismes et mots d’argot sous le slogan « Define your world ».

Résultats : le 10 mars (soit 4 jours plus tard) la bombe Google avait atteint sa cible, 1262 billets contenant le nom du sénateur Bill Napoli ont été créés sur une période de 30 jours (selon Technorati). Un article Wikipédia a été ouvert, sa neutralité est discutée et on comprendra pourquoi en remarquant qu’il participe lui aussi au bombardement.

Si on observe de plus près ces résultats, on peut remarquer plusieurs choses :
- La zone A correspond à la « vie blogosphérique » normale d’une personne publique (c’est encore plus parlant sur le petit graphe). Dans ce cas précis par exemple, Bill Napoli doit être cité régulièrement dans les comptes-rendus du Sénat, répercutés sur certains blogs.
- La zone B correspond au lancement du bombardement Google, on note l’influence immédiate, le jour même, sur le nombre de billets contenant Bill Napoli. Le Buzz se crée. On atteint même près de 300 billets le 9 mars : c’est le point culminant dans l’activité blogosphérique du couple de mot.
- La zone C correspond au point d’impact de la bombe Google. Le résultat obtenu annonce la fin de la polémique, le buzz s’affaiblit, les blogueurs sont satisfaits.

Il est intéressant de constater comment, à travers la pratique du bombardement Google, une volonté de créer ses propres règles et définitions émerge peu à peu de la blogosphère. Il s’agit ici de renverser l’ordre établi en se le réappropriant, sur Google par exemple, et le réseau formé par un blog et ses lecteurs réguliers peut suffire à créer un consensus assez fort pour que l’action réussisse. Comme le dit l’initiatrice du bombardement : « La victoire est symbolique ».

A lire : Joining in the Google Bomb against bill (Sharon Cullars)

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dimanche 26 février 2006

Lestelechargements, les réactions

Déjà plus de 96 articles référencés chez technorati, 231 chez google (pages pertinentes), l'annonce puis l'ouverture du site lestelechargements.com fait une fois de plus bourdonner l'essaim blogosphérique. Petit résumé de l'affaire, via le quotidien Métro :

Renaud Donnedieu de Vabres lance mercredi soir un site internet de discussion sur le téléchargement et son impact sur le droit d'auteur. Ce site (www.lestelechargements.com) est conçu par Publicis grâce à un investissement de 180.000 euros financé par les ministères de la Culture et de l'Economie en partenariat avec les sociétés d'auteurs Sacem et SACD

Après une soirée de lancement à laquelle il ne fallait pas inviter maître Eolas, l'info est aussitôt relayée par Pointblog ou par Zescoop, le virus se propage, la polémique enfle autour du budget (18.000 euros!), Le débat éclate chez les blogueurs : on parle d'un "nouveau couac" du ministère de la culture chez Neokraft, chez Loïc Le Meur ou chez GuiM. Une autre partie de la blogosphère, comme Padawan, repris par Laurent Gloaguen (Embruns), détaille ironiquement le pourquoi d'un budget aussi conséquent, "rien de choquant là-dedans." :

Bienvenue dans le monde merveilleux des grandes agences de pub !

Du côté des médias, tf1 parle du site de dialogue et évoque le lancement parallèle par le fondateur de Generationmp3.com de 2 sites concurrents (lestelechargements.org et *.net, les 2 pointent vers la même adresse). Sous la forme d'un wiki, lestelechargements.org propose un annuaire de sites/blogs/podcast de musique "librement mise à disposition du public par leurs auteurs et ayants droits ou avec leur bénédiction" ainsi que des textes ou conferences sur le sujet.

Le Nouvel obs de son côté évoque les critiques envers Donnedieu, notamment de la part de la ligue ODEBI.

En effet, en 2 jours, les critiques fusent (voir sur le Nanoblog), La ligue ODEBI, déjà auteur d’un Google bombing visant le ministre blanchisseur, dénonce le lancement du site :

La Ligue ODEBI dénonce la farce numérique 'lestelechargements.com' lancée à grand renfort de publicité par le gouvernement et les industriels de la culture.

La ligue, fort de son réseau, lance de nouveau un Google Bombing et invite ses affiliés à faire de même. Ce bombardement "contre le site financé par nos impots au profit des lobbys du disque" vise à placer le site lestelechargements.info ("Le droit d'auteur réenchanté !", site polémique) au dessus du site du ministère dans les résultats de recherche Google. Mise à jour (28/02) : Pour l'instant, il est second pour la requête "lestelechargements".

Le 24 février naissait un autre site utilisant le même nom de domaine : lestelechargements.fr :

Attention ! Ce blog ne vaut pas 180 000 € . lestelechargements.fr : blog d'informations permanentes sur lestelechargements.com, le blog le plus cher du monde.

A suivre...

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lundi 20 février 2006

Web-réputation, identité numérique & Google bombing

La web-réputation est un concept intéressant, non seulement parce qu'il est relatif à la fiabilité des sources d'information, mais aussi parce qu'il devient central lorsqu'il s'inscrit dans une logique de transposition d'une image de marque sur Internet, qu'il s'agisse d'une personne ou d'une entreprise. Christophe Deschamps, dans cet article vu sur Les réseaux sociaux, parle de la réputation en ligne comme d'un avatar de l'identité numérique :

La réputation est une facette de votre identité en ligne mais c’est une facette difficile à maîtriser car, par définition, elle ne dépend pas totalement de vous. Tout au plus pouvez vous, par votre sérieux, votre application, votre assiduité essayer de l’orienter de manière positive, mais ce n’est pas une science exacte. A partir du moment où vous vous exposez par vos écrits vous êtes soumis aux aléas intrinsèques à toute forme de communication : déformations de vos propos, citations sorties de leur contexte, prises de position sujettes à débat,…

Puis, plus loin :

Lorsqu’on dispose d’un site personnel ou d’un blog celui-ci génère immédiatement un ensemble d’indicateurs qui, une fois regroupés, pourraient refléter l’évolution de la réputation de quelqu’un.

Le positionnement Google devient alors un de ces indicateurs, peut-être le plus marquant, permettant de donner une vision de cette cyber-réputation. Se "googler" (chercher son nom dans Google) devient une pratique courante dans le monde d'internet. La pertinence des résultats obtenus devient un marqueur de popularité. Par exemple, dans une publicité, la marque d'automobile Pontiac exhortait les téléspectateurs à "googler" la marque : "Ne nous croyez pas sur parole. Googlez Pontiac et découvrez par vous-même. " (Vu sur la John Battelle's review)

Dans le cas d'un bombardement Google, qui consiste à modifier les résultats des recherches pour un mot-clé donné, c'est en fait cette identité numérique qui est la véritable cible. Dans la plupart des cas, le mot bombardé n'est pas un terme couramment utilisé par les internautes (par exemple le récent "ministre blanchisseur", le bombardement est d'autant plus facile à réussir) et de ce fait l'impact réel dans les résultats de Google sur l'internaute lambda n'est qu'anecdotique. La mise en place même du Google bombing et le buzz généré autour de l'action d'une communauté plus ou moins grande et plus ou moins liée sont déjà en soi une tentative collective d'influer sur l'identité numérique d'une personne ou d'une organisation. Il me parait important, à ce stade, de mettre en relation ce point de vue avec celui qui voit le bombardement Google comme une forme de mouvement social.

A lire :
- L’indispensable gestion de la réputation numérique
- Les enjeux de l'identité numérique
- Dépéchez-vous de surveiller et de créér votre identité virtuelle et votre réputation online (Loïc Le Meur)

Mise à jour : On parle de ce billet chez Nissa 2008 (Garibaldo).

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vendredi 17 février 2006

Ministre blanchisseur, la bombe google

Voici un bombe Google datant de cette fin d'année que je rajoute à la liste des bombardements Google à la française.

- Principe : Lier les mots clés "ministre blanchisseur" à un article sur RTL.fr relayant la condamnation du porte-parole de l’UMP Donnedieu de Vabres à 15.000 € d'amende pour blanchiment d'argent. La multiplication de ces liens permet la diffusion de la google bomb.
- Element déclencheur : Une dépêche AFP qui annonçait la décision du ministre de soutenir l'amendement interdisant les logiciels p2p.
- Initiateur : La Ligue Odebi par le bais de ce flash d'information.
- Date du lancement : Dimanche 18 décembre 2005 à 17h
- Effectivité : Première place sur google pour les termes "ministre blanchisseur" (également sur Yahoo) ou "blanchisseur" (20/12/2005), 3ème place pour la simple requête "ministre" (26/04/2006).

La ligue ODEBI est une "entité indépendante et apolitique consacrée à la défense des droits et libertés des internautes" composée de plusieurs dizaine d'internautes et qui bénéficie d'un site odebi.org influent en plus d'un fort PageRank : Selon Odebi, le site possède déjà plus de 170.000 références sous Google et un PR (PageRank) de 6 qui devrait atteindre 7 lors des prochaines mises à jour. Elle base son pouvoir sur les internautes et leur capacité de mobilisation sur Internet à travers un réseau de 1885 sites affiliés.

Notre force est dans notre capacité à relayer un message au plus grand nombre le plus rapidement possible.

Voila ce qui explique le succès de ce bombardement Google ; après avoir été relayé par un grand nombre de blogs/forums/sites, il avait atteint sa cible en seulement 2 jours. Dans ce cas là, l'influence de l'initiateur est la clé du succès du bombardement.

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samedi 4 février 2006

Gilles de Robien, Google bomb & web-réputation

En observant l’évolution des résultats de Google pour Gilles de Robien, on note depuis le début du buzz la montée dans le classement de 2 pages web : la lettre ouverte de Maïtre Eolas, citée sur de très nombreux blogs comme référence, et la biographie de Gilles de Robien chez Wikipédia qui arrive en seconde position dans les résultats.

La Bombe Google allogillou.com ("pense-bête à Gilles de Robien dans l'affaire Garfieldd") apparaît dans le top 10 des recherches sur yahoo (au rang 10) mais reste désespérément absente du top des recherches sur Google. Classement sûrement dû au fait que son PageRank reste à 0, il n’a donc que très peu de popularité pour Google même si il a été lié par de nombreux blogs.

Cependant, si on regarde de plus près la biographie du ministre chez Wikipédia, on y retrouve la majeure partie en copier/coller du contenu de la page bombardée (allogillou) présentée comme exprimant "le point de vue d'une majorité des personnes ayant eu connaissance de l'affaire". L’article de Wikipédia présente en effet le développement de l’affaire Garfieldd dans une rubrique "Actualité/ En cours". On retrouve même dans les liens externes un lien "Gilles de Robien" pointant vers allogillou.com. (je vous rassure, ce lien n’a aucun effet, les liens Wikipédia prennent en compte l’attribut rel="nofollow")

Il est Intéressant d’observer comment la bombe Google évolue, se transforme, et incorpore une page de référence influente comme celle de Wikipédia pour atteindre sa cible. Sur un autre plan, la propension de wikipédia à prendre en compte l’actualité "blogosphèrique" d’une personnalité tend à sceller l’importance capitale de la réputation sur Internet.
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samedi 28 janvier 2006

Bombardement Google - un mouvement social ?

En utilisant la définition que donne Melucci d’un mouvement social, Clifford Tatum parle dans son article du bombardement Google comme d’une forme d’action collective online proposant à travers la manipulation des résultats de Google une construction alternative de la réalité :

Pour Tatum, le pouvoir d’Internet réside dans son potentiel à démocratiser la production de ressources symboliques. C’est dans cette optique que la pratique du Google Bombing en tant qu’action collective en ligne permet de redistribuer le pouvoir de créer et de diffuser des représentations symboliques de la réalité différentes de celles imposées par les médias de masse.

Selon Melucci, un mouvement social doit comprendre 2 dimensions principales :
  1. La mobilisation d’un collectif définit par une solidarité spécifique
  2. L’engagement dans un conflit avec un adversaire pour l’appropriation et le contrôle de ressources évaluées par les 2 acteurs.
Pour tester la comptabilité de ces dimensions avec le phénomène du Google Bombing, Tatum se penche, entre autres, sur le cas de la bombe visant à déclasser un site antisémite (situé en première place) en le bombardant la définition Wikipédia du mot « jew » dans les résultats de recherche Google pour le même mot.

Les données de Tatum démontrent l’existence d’une solidarité entre les Bombardiers Google (Google bombers), ne serait-ce que dans leur manipulation collective des résultats de recherche. De même, leur engagement est caractérisé par la lutte contre un adversaire clairement ciblé et identifié.

On peut donc voir le bombardement Google comme une tentative de contrôler et de modifier la signification symbolique du classement des résultats produit par l’algorithme de Google (par ordre de pertinence, ou plutôt de popularité, c’est ce que met en évidence le phénomène blog).

Une ouverture vraiment interressante sur le sujet, à creuser... :)

Source : Deconstructing Google bombs: A breach of symbolic power or just a goofy prank ? (par Clifford Tatum, sur First Monday)
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jeudi 26 janvier 2006

Peut-on désamorcer une Google Bomb ?

Combien de temps un bombardement Google peut-il agir sur un mot-clé ou une page donnée ? peut-on le détruire ? Voilà les question que l’on peut se poser lorsqu’on observe la disparition de certaines bombes tandis que d’autres continuent à sévir sur le moteur de recherche.
Il faut avant toutes choses bien comprendre que le format même du blog permet la mise en place de telles pratiques à la perfection. Pour ne citer que les points principaux, on note que :
  1. Google donne une primauté aux pages renouvelées régulièrement, plus l’information est récente, mieux elle sera classée dans les résultats. Le blog, par essence est renouvellé régulièrement, grâce au système de billets.
  2. chaque billet édité sur un blog crée un lien et une page « permanente », c’est à dire que tout lien (à moins qu’on le supprime) inséré dans ce billet est lui aussi permanent.
  3. les billets d’un blog sont généralement affichés en index, si le blog bénéficie d’un bon PageRank, l’ensemble des billets (et des liens qu’ils contiennent) affichés en page d’accueil reçoivent ce poids. Le PageRank est primordial pour le classement d’un blog, plus il est haut, plus le blog est qualifié de « populaire » et plus ce qui en émane a de l’importance sur le moteur de recherche.
Au niveau actuel de mes recherches, j’ai pu identifier plusieurs raisons qui peuvent expliquer le déclassement ou la disparition d’une Google Bomb du top 10 des résultats sur le moteur de recherche pour un mot-clé donné, et ce pour les google bomb Françaises :

Tout d’abord, lorsqu’il s’agit d’une google bomb sur un mot à fort trafic, comme c’est par exemple le cas pour celle ciblant Nicolas sarkozy (le liant au site officiel du film Iznogoud), il faut bien voir qu’il s’agit d’un vrai bras de fer de liens qui se joue pour la première place dans le moteur de recherche. La bombe ciblant Nicolas Sarkozy est facilement détrônable dans le sens ou elle est en concurrence farouche avec une série de sites officiels (et contenant le mot-clé).

Ainsi il suffit que plusieurs pages contenant le lien de bombardement disparaissent (suppression du billet/page/blog) du moteur de recherche pour que la bombe soit déclassée. De plus, si les pages en question bénéficient d’un bon PageRank, il est fort probable que la bombe perde de son « pouvoir » sur les résultats de recherche. En effet, il suffit d’une poignée de blogs avec un fort PageRank pour lancer une bombe Google, la disparition de l’un d’entre eux peut expliquer le désamorçage de la bombe (traduit par un déclassement dans les résultats de recherche). De même, il arrive que les billets d’un blog, avec le temps, passent en archive. Si ces billets contiennent des liens, il suffit que ces archives soient exclues par les robots de Google pour que les liens contenus dans les pages disparaissent eux-aussi et affaiblissent encore ce « pouvoir ».

Il arrive enfin que des blogueurs reviennent sur leurs engagements et décident de supprimer leur participation au bombardement, une fois la cible atteinte.

Pour ce qui est des Google Bomb portant sur un mot-clé à faible traficdéputé liberticide », « anne imbert »), il devient bien plus difficile de voir disparaître la page bombardée, comme le site officiel de Jean Dionis en résultat de recherche pour « député liberticide ».

Globalement, il est relativement facile et rapide de mettre en place un bombardement Google, sa destruction est à l’inverse lente est difficile.

Le seul moyen qui permette la disparition complète de la Google bomb reste la suppression pure et simple de la page liée. C’est le cas de celle ciblant Jacques Chirac avec le mot « magouilleur » : la page a été supprimée, elle n’est plus comptabilisée dans Google, les liens de toutes les pages des blogs ayant participé au bombardement pointent vers une page d’erreur 404 (page non trouvée). La bombe est détruite, le prix à payer est le sacrifice de la page ciblée. Tout cela devient impossible lorsque la page liée est une page qui ne peut être supprimée ou déplacée, c’est le cas de la page de définition du blog wikipédia liée au mots-clé « anne imbert ». La seule chose capable de la détroner serait le fait qu’une actualité blogosphèrique autour de cette chère Anne prenne le pas en terme de nombres de liens sur la bombe (puisque Google privilégie l’actualité nouvelle aux informations qui datent) ou que le temps fasse petit à petit disparaître les billets contenant les liens de bombardement. Ce peut être ce que l'on observe lorsque, depuis hier, on peut remarquer que le premier résultat de recherche est désormais le billet de Loïc le Meur (participant et commentant le bombardement), la page bombardée étant relayée à la seconde position. C'est un cas interressant où l'on observe que l'actualité autour prend le pas sur cette dernière. Je reviens sur cet élément juste après.

Enfin on peut penser à une intervention de Google sur les résultats de recherche, c’est l’hypothèse la moins probable lorsqu’on sait qu’il s’est toujours défendu de le faire.
  • Dommages collatéraux
Lorsqu’un bombardement Google est lancé, il est généralement accompagné d’une série de blogs et/ou de sites qui commentent l’action, en y participant ou non. C’est ce que j’appelle les « dommages collateraux ». Même lorsque la bombe disparaît, ils attestent de sa présence à travers le titre de leurs billets et l’explication qu’ils fournissent sur le chemin tracé par la bombe, de son lancement à son impact. Ces « dommages collatéraux » résistent bien plus longtemps que la bombe elle-même, c’est ce qui reste, si la page bombardée est l’obus, ces pages en sont le cratère périphérique. Tappez « magouilleur » dans Google est vous verrez que même si la bombe a été désamorcée, on ne discerne pas moins sa présence, son cratère.
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dimanche 22 janvier 2006

l'essaim est en colère (2eme partie)

Alors que le ministre de l’éducation nationale Gilles de Robien semble revenir sur sa décision vis-à-vis du proviseur blogueur, certains appellent à un renforcement de la mobilisation.

Comme je l’avais soulevé ironiquement dans le billet intitulé « l’essaim est en colère », il n’a pas fallu attendre beaucoup de temps pour que le bombardement Google s’ajoute aux outils de la blogosphère engagée qui veut faire entendre sa voix (même si il est évident que, comme le fait remarquer Cyril Fievet, le nombre de blogs abordant l’affaire est autrement plus significatif et c’est pour cela que je parle de la Google Bombe comme d’un outil).

Grâce à une campagne virtuelle (Google Bombing), nous allons nous efforcer la placer en première position des résultats lorsqu'un internaute cherche "Gilles de Robien" dans Google.

Il s’agit cette fois d’une « campagne virtuelle », plus réfléchie que les précédentes, la première en France qui propose de voir la page bombardée comme un pense-bête destiné au ministre. Outre le fait de confronter la faute du proviseur à la sanction du ministre et d’indiquer comment participer au Google Bombing (lier le nom du ministre à cette page), AlloGillou.com, le pense-bête bombardé, propose des liens vers la lettre ouverte de Mr. Eolas à Gilles de Robien, vers la pétition de Claude Vallery citée dans l’article du monde, vers la liste des quelques 240 blogs ayant réagi à l’affaire dressée sur Embruns.net puis vers un blog appelé "journal de la mobilisation" qui organise le bombardement Google et dresse la liste des participants (18 à l'heure ou je vous écris, 52 à 17h30 dont plus de 40 hébergés par Gayattitude.com).

A noter que c'est ici un cas particulier où deux formes de communautés se recontrent et entretiennent des rapports d'influence l'une sur l'autre, la communauté gay qui soutien le "proviseur gay" (voir sur gayattitude) et la blogosphère qui soutien "le proviseur blogueur"...reste à savoir qui se sert de l'autre.

Pour en revenir de manière plus générale à l'affaire Garfieldd, voilà ce qu'en dit Mr. Eolas dans sa désormais célèbre lettre ouverte au ministre :

Par contre, si tu t'obstinais à maintenir ta décision malgré tout ce que nous, les blogueurs, aurions pu te dire, je crains fort que tu ne te retrouves face à un incendie d'opinion que tu auras du mal à maîtriser

Sur pointblog, Cyril Fievet parle de la même manière d’un « brasier blogosphérique » :

Internautes et blogueurs, plus réactifs que jamais, se sont emparés de l'histoire avec vigueur, pour s'insurger, infirmer le traitement qui en était fait dans la presse, s'organiser pour que le blog du proviseur (en principe fermé) demeure accessible, ou exiger la réintégration du fonctionnaire.

Ce qui est important de remarquer est cette montée du « nous » qui s’oppose, du « nous » qui s’engage, du « nous » incendiaire que prend de plus en plus de poids sur le reste des sphères (voir aussi cet article de R. Pila) et qui affirme sa propre existence en tant que prise de parole engagée aussi bien individuellement que collectivement.

Si la blogosphère existe c’est bien ici qu’on observe son mouvement et son pouvoir.

A lire : l'essaim est en colère > première partie, 3eme partie
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samedi 7 janvier 2006

La blogosphère contre-attaque !

Bjoern Harste, un blogueur allemand connu pour l'écriture de billets concernant ses experiences professionnelles sur shopblogger.de, a été surpris de recevoir le 30 décembre dernier - peut être un cadeau pour le nouvel an - une injonction menaçante de la part de la cour sociale de Brême (traduction de "sozialgericht bremen") pour avoir utilisé le nom de cette institution dans l'un de ses billets et ainsi permis de faire apparaître ce dernier dans les premiers résultats de recherche Google pour le couple de mots.

Cette cour a donc demandé officiellement au blogueur de ne plus utiliser le mot "sozialgericht bremen" dans ses archives, dans un refus de voir un blog lié à leur institution. Lien qualifié d'"arrogant" par cette même cour.

Bjoern Harste s'est donc exécuté, mais cela n'a pas empeché la blogosphère de venir à la rescousse du blogueur en détresse, organisant une contre-offensive de Google bombing visant à lier le "mot interdit" à son blog shopblogger.de.

"So, everyone, if you want to help out the Sozialgericht Bremen, stop linking to the Shopblogger using these words."

Résultats : Bjoern Harste a mis en ligne sur son blog l'intégralité de la lettre reçue (injonction de faire - Cease & Desist) et l'index de Google pour la recherche du mot "Sozialgericht Bremen" est infesté de commentaires de blogueurs sur cette affaire. La cour sociale de Brême aurait du savoir qu'on ne s'attaque pas à un bloggeur inpunément et que la réputation sur Internet est quelque chose de très particulier, la blogosphère devient un formidable outil de contre-pouvoir ayant la capacité de maîtriser et de contrôler la qualité d'un discours, tenu sur Internet, sur telle ou telle organisation et diffusé à travers les moteurs de recherche. Le bombardement Google devient une des armes de ce contre-pouvoir.

A lire : Google blogoscoped
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jeudi 22 décembre 2005

Cartographie d'un bombardement Google

Voilà ce à quoi peut ressembler visuellement un bombardement, ici avec l'exemple de la Google bomb rel=nofollow (qui semble d'ailleurs ne plus être effective sur google depuis le début de la semaine dernière, une intervention ?) représentée grâce à touchgraph. :



Il s'agit d'une représentation assez approximative mais qui aide tout de même à comprendre le principe : plusieurs sites produisants plusieurs liens pointants tous vers une même cible. Plus les sites en question sont populaires et plus les liens qu'ils vont former entre un mot-clé (ici : rel=nofollow) et son lien hypertexte (ici : http://www.linkcondom.com) auront du poids. Poids que google mettra en valeur sur son moteur de recherche. Tout est relatif donc, il n'est pas nécessaire d'utiliser une centaine de sites pour lancer un bombardement Google, quelques sites bien choisis (moins d'une dizaine parfois) suffisent. (voir le graph)

J'y reviendrai surement plus tard mais il est important de noter que cela dépend aussi du référencement du mot-clé sur Google, un terme comme "rel=nofollow" sera facilement bombardable puisqu'il est relativement peu utilisé (357 000 pages), un terme comme Google renvoit à plus de 740 millions de pages, voyez la différence de popularité des deux mots.

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mardi 20 décembre 2005

Bombardement Google à la française

Mise à jour : Le Google bombing est mort, le link bombing vit encore

Voici la liste des Google Bomb en France, il s'agit de liens pointants vers le site Internet d'une personnalité ou d'une organisation française, si vous en remarquez d'autres, vous pouvez me les signaler dans les commentaires et je les ajouterai à la liste :

Conduit au site Internet de Jean Dionis, député français du Lot-et-Garonne, impliqué dans le débat sur la loi sur l'économie numérique (LEN). Je posterai une explication détaillée de cette bombe bientôt, en attendant, vous pouvez lire ce billet : Ayez confiance dans la technologie (Padawan blog) Renvoie vers une brève biographie de Jean-Pierre Raffarin, 1er ministre du gouvernement français en 2004. Pour celle-ci, je n'ai pu recenser jusqu'à présent que deux blogs impliqués dans cette Google Bomb : bix.enix.org et mon-ile.com. De plus, ce blog semble impliqué mais ses trackback sont fermés, si quelqu'un en sait plus ? Peut être celle qui a impliqué le plus grand nombre de bloggeurs, cette Google bomb consiste à lier ces deux termes en inversant leurs sites respectifs, ainsi, le mot "sarkozy" sera lié au site internet du film iznogoud et le mot "iznogoud" à la biographie de nicolas Sarkozy. D'après ce que j'ai pu observer, les deux mots "sarkozy" et "iznogoud" sont systématiquement bombardés ensemble, ce qui explique pourquoi lorsque l'un descend dans le PageRank de Google, l'autre le suit irrémédiablement. Tous deux sont en quatrième place aujourd'hui, comment peut-on expliquer ce déclassement ? Peut-on désamorcer une Google Bomb ? Renvoie vers le site de l'élysée (elysee.fr). Cette Google bombe n'est plus effective (l'adresse cible n'existe plus, erreur 404) mais vous pouvez voir ici le screenshot. Renvoie vers la définition du blog sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Pour en savoir plus sur cette google bomb, lisez Google bomb, Anne Imbert & web-réputation. Cette dernière a fait l'objet d'une étude complète et je vous posterai prochainement les résultats : nombre de participants au bombardement, nombre de liens utilisés pour y parvenir etc. Renvoie vers un article sur RTL.fr relayant la condamnation du porte-parole de l’UMP Donnedieu de Vabres à 15.000 € d'amende pour blanchiment d'argent. La bombe Google fonctionne aussi pour le seul mot "blanchisseur". La Ligue Odebi, un réseau d'internautes engagés dans un combat contre le projet DADVSI et déjà auteur de plusieurs campagnes de discrédit contre le ministre de la culture, semble systématiser la pratique en dénonçant cette fois-ci un "conflit d'intérêt évident entre M.Thiollière, la DADVSI et Microsoft".
Pour plus d'infos, lire cet article.
Renvoie vers la biographie de Michel Thiollière, rapporteur au sénat du projet DADVSI. Pour plus d'infos, lire cet article : Google bombing contre "le lobby microsoft".

Pour ceux qui veulent en savoit plus sur ce phénomène, lisez les billets de cette rubrique : Bombardement Google

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mardi 6 décembre 2005

Anne Imbert, Google bomb & web-réputation

Element déclencheur : cet article d'Anne Imbert sur batiweb.com
Initiateur : Loïc Le Meur, avec cet article
Date du lancement : vendredi 12 novembre 2004 sur Pointblog.com
Effectivité : Première place sur google (06/12/2005)
Principe : Lier le mot "anne imbert" à la définition du blog sur l'encyclopédie en ligne wikipédia. La multiplication de ces liens permet la diffusion de la google bomb.

Après avoir écrit un article fustigeant le blogging, Anne Imbert est devenue la cible d'un bombardement Google visant à "l'aider à lui faire connaître les blogs" (pointblog.com), tappez son nom complet dans google et vous verrez apparaitre en première place des résultats de recherche la définition du blog (wikipédia). Anne Imbert a répondu à cette attaque : "elle est pour moi assimilable à une forme de "dictature intellectuelle" car si on ne pense pas comme vous, (alors que vous le dites vous même, vous êtes une petite minorité), vous attaquez !". A noter que la google Bomb a été lancée sur le billet de ce blog (Cyril Fievet) sous une rubrique "Just For fun" et sous une rubrique "Humour" pour le billet de loïc Le Meur concernant l'initiative.

Il ne s'agit donc pas d'une "agression" à proprement parler, le ton employé est celui de l'humour, comme une petite leçon de la part de la blogosphère (ou en tout cas de ceux qui la représentent : on peut recenser une quinzaine de sites). On peut considérer, dans le cas du bombardement Google, que les résultats d'une recherche sur Google sont fortement influencés par les liens présents sur les blogs. Ils dressent, au lieu d'une information rationnelle et technique de la personne visée (biographie liste d'articles, etc.), l'état des lieux de sa réputation sur Internet. Ce qui importe n'est plus qui elle est mais ce qu'il se dit sur elle.

Des questions se posent : quelle est l'importance de cette "web-réputation" ? La vive réaction d'Anne Imbert face à sa google bomb semble prouver qu'elle existe.
On observe aussi qu'un Google bombing, par l'effervescence qui l'accompagne, occulte toutes les autres informations liées à la personne (en première page des résultats) qui ne concernent pas directement la bombe et les raisons de son lancement. Un bombardement crée un "évènement" dont la représentation sur le moteur de rechercher et d'importance similaire à un fait d'actualité.

A lire : la lettre adressée à Anne Imbert, par Cyril Fievet, sur nanoblog, ci-dessous un extrait :

"[la capacité des blogs à exercer collectivement une influence sur quelque chose] permet de mesurer l'évolution de tendances, concernant par exemple la popularité d'un livre, d'un produit ou d'une personnalité et, plus globalement, d'observer l'évolution d'une échelle de valeur originale, déduite de l'intérêt des blogueurs pour tel ou tel type d'information."

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samedi 3 décembre 2005

SEO, Spamdexing et Google Bombing

En anglais : SEO (pour Search Engine Optimization), ces pratiques consistent à faire apparaître un site Internet dans les premiers résultats des moteurs de recherche, à l'aide de mots-clefs en rapport direct avec son thème. Le plus souvent, comme c'est le cas pour ce site apparaissant en premiere place de la recherche sur Google pour Search Engine Optimization, une place dans les 10 premiers résultats des principaux moteurs de recherche est garantie. De nombreuses entreprises sont spécialisées en SEO et il serait interressant de connaitre les différents outils dont elles disposent pour ainsi booster un site en première ligne. L'intérêt est évident pour une entreprise qui souhaite faire apparaitre son site devant ses concurrents en résultat d'une recherche pour un produit donné, sur des mots-clefs correspondant à son secteur d'activité.

SEO Challenges

Il existe ce qu'on appelle "SEO challenge" qui sont des sortes de concours visant à obtenir le meilleur référencement sur les moteurs de recherche (le vainqueur est celui qui pousse son site en première place) pour un mot-clef donné. Le plus souvent, ce mot-cléf n'est pas indexé auparavant (sur Google : "Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés"). Des prix sont ainsi accordés au vainqueurs en fonction du temps pendant lequel le site conserve sa place (1 mois, 2 mois etc.). Un exemple ici avec le terme nigritude ultramarine, et ce concours organisé par DarkBlue, le vainqueur : Anil Dash. Quelqu'un a t-il déjà participé à ce genre de concours ? quelles sont les règles ? le spamdexing est il autorisé ?

ps : Quelqu'un peut il m'expliquer ce concours ? merci d'avance :) je ne comprends pas la langue lol

Spamdexing

Une utilisation abusive de ces pratiques conduit à ce qu'on appelle le spamdexing (dexing pour indexing : référencement, le spam représentant une "communications électroniques massives, notamment de courrier électronique, sans sollicitation des destinataires, à des fins publicitaires ou malhonnêtes".)
La différence entre le SEO et le spamdexing n'est pas évidente, même si les techniques utilisées pour le spamdexing sont identifiables (et condamnables) : multiplication abusive de liens pointant vers une même adresse, création de réseaux de sites dont le principal objectif est leur propre interconnection, donnant ainsi à l'ensemble un "poid" sur les moteurs de recherche. Sur Google, par exemple, un lien vers un site étant considéré comme un vote, on peut voir cette dernière technique comme une auto-élection. Google ne semble pas disposer de méthodes automatiques pour identifier le spamdexing et supprime ces "référencements abusifs" au cas par cas.

Spamdexing = Google Bombing ?

A la lumière de ces éléments, où peut-on placer la pratique du Google Bombing (ou Link Bombing) ? est-ce un référencement honnête ou malhonnête ? Google y répond : "Nous ne pardonnons pas la pratique du googlebombing, ou de n'importe quelle autre action qui cherche à affecter l'intégrité de nos résultats de recherche.(...) mais ils n'affectent pas la qualité globale de notre service de recherche, dont l'objectivité, comme toujours, reste le coeur de notre mission"

Le google Bombing peut donc être assimilé à du spamdexing, dans son utilisation à des fins commerciales, c'est à dire dans le cas d'un contrat lié entre le "spamdexer" et l'entreprise cible, ou dans le cas de l'"ego-bomb" qui vise à promouvoir son propre site par le biais de la pratique du spamdexing
Dans ce cas là, Google Bombing et spamdexing sont confondus.

Cependant, dans la plupart des autres cas, et c'est cela qui m'interresse, le Google Bombing ne vise par à promouvoir un site de manière malhonnète (ou d'en retirer un quelconque avantage financier). Chaque lien est un vote selon la définition de Google, un vote pour le postionnement d'un site en première place des résultats de recherche, souvent teinté de contestation. Par exemple le cas de la Google bombe "député liberticide" conduisant au site de Jean Dionis, député français du Lot-et-Garonne, impliqué dans le débat sur la loi sur l'économie numérique (LEN).
Ici n'est pas un site qui est ainsi indexé, c'est un avis lié au contenu ou à la personne qu'il représente. Est-ce qu'alors une Google Bombe diffusée sans l'aide des techniques de spamdexing est condamnable ? ne respecte-t-elle pas la charte d'objectivité liant Google et les internautes ? ne représente-t-elle pas simplement le positionnement politique, éthique, personnel etc. d'un ensemble d'internautes ?

Questions ouvertes..


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samedi 26 novembre 2005

Une blogosphère engagée ?

Les Google Bombs mettent-elles en évidence l'existence d'une blogosphère engagée ?

Voilà la question centrale que je vais essayer de poser à travers ce blog, plusieurs constatations en sont à l'origine :

  • Les google bombs politiques, notament en ce qui concerne Georges W. Bush et ses opposants (tappez "unelectable" dans google), ou, en France et plus récemment, Nicolas Sarkozy, mettent en évidence une prise de position claire (à travers l'association ironique à des mots . ex: sarkozy - iznogoud) d'un ensemble d'internautes (appartenant en majeure partie à la blogosphère) sur l'actualité.

  • Le bombardement Google nécéssite un engagement collectif, en effet, la "propagation" de la bombe n'est possible que par l'interconnection d'un nombre important (plus ou moins selon leur popularité) de blogs et de sites

  • Les google bombs sont l'expression d'une communauté et leurs aspirations sont le plus souvent de rétablir un ordre moral au sein de leur univers (blogosphère), pour preuve la google Bomb liant le mot "juif" ("jew") à sa définition de l'encyclopédie WikiPédia face à la présence en première place sur le moteur de recherche google d'un site anti-sémite.

  • Les google bombs sont comparées à "une pancarte dans une manifestation", elles mettent en exergue (et souvent de manière humoristique ou sarcastique) une opinion collective et influencent le jugement de l'internaute et son rapport à la recherche d'information sur internet.

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