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Tag - net-campagne

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mardi 16 juin 2009

Europe Ecologie : les méthodes de "net-campaigning" d'Obama appliquées aux Européennes

La campagne européenne 2009 n'a pas suscité un intérêt massif de la part des français, mais permet aujourd'hui de dresser un premier portrait du web politique à 3 ans de l'élection majeure, les Présidentielles 2012.

Pour les Européennes, tous les partis se sont attachés à rendre un devoir inspiré par les leçons de la campagne d'Obama aux USA. Deux formations semblent avoir tiré leur épingle du jeu en rendant une copie qui mérite mention : Europe Écologie et Libertas. C'est notamment le modèle du réseau social et l'importance du lien entre le on et le offline qui ont été retenus par les formations françaises. Europe Écologie, par définition un rassemblement, trouve dans le réseau l'essence même de son organisation, tandis que Libertas, Parti challenger, s'en est servi de manière plus offensive.

Première étude de cas aujourd'hui avec l'interview de Benoit Thieulin, de l'agence web la Netscouade, qui a contribué à la construction de "l'écosystème social" d'Europe Écologie.

Interview co-réalisée avec Netpolitique.

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dimanche 22 mars 2009

Net-campagne pour les européennes : mon réseau social tu rejoindras, mon fil twitter tu suivras

"À trois mois du scrutin, seuls 53 % des sondés se déclarent intéressés par l'échéance électorale", c'est ce que nous apprenait lepoint.fr, qui commentait un sondage publié en début de mois. Un Français sur deux s'intéresse aux élections européennes et les partis s'attachent tant bien que mal à renverser la vapeur sur le Web. Eurojunkie avait déjà commencé a dresser le panorama des sites de campagne et notait la "généralisation du site organisé en réseau social". Je reprends sa "radiographie" et la complète :

eu-green.png

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lundi 19 janvier 2009

Agora Carte, Cartosphère et programmes participatifs

Valerie Pecresse lançait sa "pré-campagne" pour les régionales de 2010 lors d'une "réunions interactive", voilà maintenant qu'elle propose sur son site/blog de pré-campagne de participer à la production de son programme en épinglant problèmes et suggestions sur une carte de la région parisienne, ça s'appelle l'Agora Carte :

Le principe en est simple : il s’agit d’une carte interactive (« google map ») sur laquelle vous pouvez signaler des problèmes locaux que vous avez géographiquement identifiés ou poster des propositions ciblées pour enrichir mon projet pour l’Ile-de-France. Cet outil, d’une grande précision, doit nous permettre d’agir au plus près de chez vous.

agoracarte.png

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lundi 8 décembre 2008

Facebook : pourquoi il ne faut pas supprimer votre compte

edit : cet article est cité par lexpress.fr, bonjour aux visiteurs qui en viennent

Ne l'ayant pas vue en direct, cette émission n'a pas provoqué chez moi "un pic d’adrénaline", mais elle a plutôt apporté à mon blog un joli pic de visites : la petite note ("comment supprimer son compte Facebook") écrite début janvier a tout simplement fait doubler son trafic, redirigeant vers lui les internautes effectuant cette recherche en langage naturel.

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mardi 11 novembre 2008

La véritable valeur de My.BarackObama.com : son capital social

"Le fruit de la prouesse organisationnelle de la campagne Obama est une liste de plusieurs millions de membre supporters, probablement la liste politique la plus puissante jamais dressée dans l'histoire américaine" : voilà comment Luigi Montanez (techpresident) présente les résultats de la campagne d'Obama, avant d'estimer la quantité d'informations récoltée :

  • 10-12 million d'adresses mail
  • 3-5 million de numéro de téléphone portable
  • 3-4 million de donateurs
  • 1-2 million utilisateurs enregistrés sur My.BarackObama.com

Micah L. Sifry, qui s'intéresse plus spécifiquement au devenir de la plateforme my.barackobama.com, explique quant à lui que la véritable valeur du réseau réside dans le capital social accumulé :

Que myBO fusionne avec le DNC (Democratic National Committee, ndlr) ou qu'elle soit conservée comme une entité séparée, sa valeur réelle réside dans tout le réseautage qui s'esr créé sur et par le site. Il représente un capital social autant qu'un capital politique, et il est probablement tout autant la propriété des gens possédant un compte sur le site que la propriété de la campagne. On espère que dans le futur, l'équipe politique d'Obama se rendra compte que la conversation avec un réseau de partisans est différente de la conversation avec une liste et que la jonction bilatérale, multilatérale permise par la plate-forme est sa force réelle

jeudi 16 octobre 2008

Election fédérale canadienne : une net-campagne ratée ?


Les élections fédérales ont pris fin la nuit dernière et c’est l’occasion de revenir sur les stratégies mises en place sur le Web par les partis. On s’en souvient : Michelle Blanc avait pris les devants en leur offrant ses conseils, prévoyant une campagne en ligne tout simplement ratée :


Ça sent les élections fédérales et comme à leur habitude, les partis politiques canadiens risquent fort de faire n’importe quoi en ligne. À l’exception des partis de gaugauche qui ayant moins de moyens, sont souvent plus efficaces en ligne (ils ne travaillent pas avec les grosses boîtes de communication marketing et de RP qui font des sites qui coûtent cher et sont inefficaces).

Résultats ? Tous les partis ont ouvert un compte ou un profil sur Youtube, FlickR, Facebook  et Myspace, ils se sont même essayés à Twitter (Notons à ce propos la mise en ligne d’elect-o-pinion.ca qui affichait les derniers tweets des microblogueurs canadiens se rapportant à chacun des partis) mais Michelle Blanc les avait de nouveau épinglés :

Les chefs sont désormais tous sur Twitter et j’ai déjà expliqué les grands avantages d’y être convenablement. Mais comme pour Facebook, la communication est unidirectionnelle sauf pour Gilles Duceppe et madame May qui daignent quelquefois, répondre aux conversations que des Twittereurs entament avec eux.

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samedi 6 septembre 2008

Rebooting America

Pour ceux qui, comme moi, auraient raté sa sortie en juillet,

Rebooting America ("Ideas for Redesigning American Democracy for the Internet Age") se présente comme une anthologie de 44 essais traitant des médias sociaux et de la façon dont ils favorisent la participation du public dans la campagne. Les instigateurs du projet avaient fait début avril (pour que la sortie du ebook coïncide avec l'ouverture du Personal Democracy Forum de 2008) un appel à contribution. Les auteurs invités avaient pour mission de répondre à la question suivante :

When the Framers met in Philadelphia in 1787, they bravely conjured a new form of self-government. But they couldn’t have imagined a mass society with instantaneous, many-to-many communications or many of the other innovations of modernity. So, replacing that quill pen with a mouse, imagine that you have to power to redesign American democracy for the Internet Age. What would you do?

Je n'ai pas encore eu le temps de tout lire, voici ma première sélection d'essais :

lundi 4 août 2008

Twitter : libération crée la tendance

Vous ne pouviez pas le manquer, Twitter faisait la première page du journal Libération aujourd'hui, avec ce titre : "Twitter, la nouvelle arme des politiques"

Ce nouveau réseau de communication instantanée incarne le Graal des élus : s’adresser directement aux citoyens sans passer par les journalistes...

Sur le fond, l'article ne s'appuie que sur les pratiques d'une poignée de personnes (Twitter est peut-être "le dernier outil en vogue expérimenté par leurs communicants" mais combien de politiques français l'utilisent vraiment ?), qui diffusent leurs messages à une autre poignée de personnes. Twitter est loin d'être la "nouvelle arme" que les politiques attendaient (certains l'avaient d'ailleurs déjà utilisé pendant les municipales, puis s'étaient arrêtés aussi sec), mais ce genre d'article participe à la création d'un mythe, ou plutôt d'un fantasme autour de l'outil : un outil qui vous permettrait à la fois de "donner rendez-vous à mille personnes en même temps sans dépenser un seul centime", de miraculeusement permettre "aux politiques de se rapprocher de leurs électeurs", voire même de se passer de journalistes.

Au final, même si le ton adopté reste critique, un brin moqueur, le seul fait de propulser ce genre de papier en Une, surtout lorsqu'il est accompagné d'un tel chapô, crée la tendance plus qu'il ne la révèle. Ici tous les ingrédients sont déjà réunis pour que Twitter devienne le "must have" de la rentrée ;)

maj, A lire aussi :
- Elus et Twitter (Lyonnitude(s))
- Twitter, la nouvelle arnaque des politiques (chez netpo)

mardi 8 juillet 2008

Obama, les "netroots" et la campagne US

Heimans+Madden

Hier soir, je me suis rendu dans les locaux de la Netscouade suite à l'invitation conjointe de l'agence et du blog ilovepolitics.info à venir "découvrir et débattre de deux aspects marquants de la campagne présidentielle américaine" :

* jamais les "netroots", ces mouvements auto-organisés sur le Net qui ont notamment nourri le succès du parti démocrate au Sénat en 2006, n'ont été aussi forts et pesé autant sur une élection ;
* les réseaux militants organisés par les candidats – et en particulier Barack Obama et son Movement – ont atteint leur pleine maturité.

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dimanche 29 juin 2008

Googlebomb the Elections, version 2.0

46 % des americains utilisent Internet pour s'informer, participer, contribuer à la campagne présidentielle et certains l'ont bien compris : Chris Bowers, éditeur du blog politique OpenLeft.com et contributeur de Daily Kos, a lancé le 29 mai dernier une campagne de SEO visant John McCain.

Intitulée "Searchin for John McCain", cette nouvelle cyber-campagne de décrédibilisation vise à faire remonter 9 articles au contenu désavantageux dans les résultats du moteur de recherche (pour "McCain" ou "John McCain"). Ces articles n'ont pas été choisis au hasard et proviennent majoritairement de sites de news "non-partisans" (LA times, BBC, CNN, USA today, etc.) et déjà bien référencés. Plus intéressant encore, chacun d'eux serait porteur d'un message qui, selon certains sondages, pourrait faire basculer l'opinion des électeurs indécis ("Bush, McCain plug Social Security", "McCain: Bush right to veto kids health insurance expansion", "McCain Defends Bush's Iraq Strategy").

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dimanche 9 mars 2008

"Une net-campagne bien morne"

Après la net-campagne enfiévrée des présidentielles, la net-campagne des Municipales a piètre allure : pas de Second Life, pas même d'applications 2.0 un tant soit peu innovantes, à peine un peu de Facebook à se mettre sous la dent et encore. Heureusement, il y a bien eu quelques petites phrases malheureuses et une volée de vidéos embarrassantes pour redonner un peu de peps médiatique à une net-campagne autrement bien morne. Lire la suite chez Netpo

Les blogs ? ils ont perdu de leur pouvoir d'attraction médiatique, le temps est bien fini où le seul fait d'en ouvrir un, était une fin en soi pour l'élu, l'outil est entré dans les usages et termine son processus de démocratisation, il ne devient plus qu'un formidable moyen, mais un moyen pour quoi faire ? La question se pose, maintenant plus que jamais. Comme le souligne Michael sur son blog, la phase de découverte des blogs est terminée et "une certaine implication personnelle" devient essentielle (voire vitale) en plus de la définition d'objectifs clairs. Et le blogs (de) politiques souffrent de ce constat, surtout ceux qui ne jouent pas le jeu.

Lemonde l'évoquait déjà en janvier, le "Net politique local" ne semblait pas "répondre à l'appel". Manque de dynamisme, manque d'investissement des candidats sur Internet ? l'article soulignait la faible prise de risque des candidats sur leurs supports : copiés-collés de dépêches, commentaires toujours (trop) positifs, modération à priori pour le reste, etc.

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dimanche 25 novembre 2007

Un regard sur la net-campagne US

La Netscouade, iPol et RTGI s'associent pour former Us & Us. Au programme : carnets de campagne, portraits de candidats (iPol avait lancé il y a peu le magazine "iPolinAmerica") et analyses de bruit médiatique pour scruter la campagne US. Guilhem Fouetillou nous en dit un peu plus sur le blog de l'Observatoire :

Après la présidentielle française, il semblait naturel de prolonger le tir en traversant l'atlantique pour se rendre dans la patrie du web et y couvrir la présidentielle qui y est déjà lancée à pleine vitesse. Pour cela, nous avons décidé de nous associer et de lancer un site tricéphale qui a pour objectif, nous l'espérons, de devenir un carrefour incontournable de la webosphère française pour la couverture et l'analyse des la course à la maison blanche.

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lundi 12 novembre 2007

Blogs et blogueurs dans la campagne - Interview de Marion Pecquery

Marion Pecquery a rédigé un mémoire sur les blogs politiques dans la campagne présidentielle de 2007 dans le cadre d'un master 2 recherche (mention Etudes politiques, Université Paris II Panthéon Assas). Elle y aborde les questions du militantisme, des usages du blog en politique et des liens entre la politique et les médias.

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mardi 6 novembre 2007

Net-campagne pour les municipales niçoises

Après les blogs et les sites de campagne, Facebook fait son entrée dans le paysage local

Patrick Mottard, qui a récemment annoncé la création d'une liste hors appareil "Nice autrement" en l'accompagnant d'un site spip, bénéficie aussi maintenant d'un groupe de soutien sur Facebook (seulement 10 membres) : L'objectif de ce groupe ("Municipales 2008 Mieux Mottard que J'aimais") est de "contrer Estrosi à la Mairie de Nice, et bouter les Allemand hors de notre comté niçois", en référence à Patrick Allemand, son ex-concurrent à l'investiture socialiste niçoise à l'origine d'un site nice2008.org (dont la rubrique actu semble s'être arrêtée fin septembre). Ce dernier n'hésitait pas sur son blog à commenter à sa façon l'officialisation de la candidature à la mairie de Nice de Christian Estrosi :

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Facebook et politique : lectures, citations, bémols, en vrac

  • Aller sur Facebook revient à tracter sur un marché, nous dit Benoît Desavoye
  • le 29 octobre, le Parti Socialiste lançait son groupe "TemPS réel" (section virtuelle du PS). D'une vingtaine de membres à sa création (voir la note de Natatcha) à 110 aujourd'hui, rattrapera t-il la "Fédération numérique" de l'UMP et ses 1667 membres. En attendant, le reste des troupes commence à suivre. Julien, 26 ans, créateur de ce groupe UMP la garenne Colombes, nous faisait part sur son blog de son scepticisme face à une utilisation superficielle de l'outil.

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vendredi 24 mars 2006

Suivez la présence en ligne des candidats pour 2007

On parlait en début de mois des études sur le buzz politique, Jean Véronis propose sur son blog un nouvel outil : le presidographe.

"une vision synthétique de la présence sur le Web d'un certain nombre d'hommes et femmes politiques susceptibles d'être candidats en 2007"

Basé sur le moteur de dir.com, il permet de visualiser graphiquement, grâce au Chronologue, l'évolution des présidentiables français selon le nombre d'apparitions de leurs noms sur l'ensemble des pages indexées.

Comme on l'indique dans les commentaires du billet, le Presidographe indique plus l'"exposition médiatique" des candidats sur la toile que leur popularité.
Par exemple, voici l'évolution relative aux candidats du PS puis de l'UMP. Tout le reste est ici ;)

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mercredi 8 mars 2006

Google ads et politique belge

Dans la lignée de l'affaire des mots-clés sponsorisés par l'UMP, les partis politiques belges s'intéressent à l'achat de liens commerciaux sur le moteur de recherche Google (via Adwords).

Lancez une recherche pour le parti francophone Ecolo (vert) ou pour le Mouvement Réformateur (centre-droit) sur google.be et vous obtiendrez sur la droite un lien commercial vers le site internet de Force Nationale, une dissidence du Front National.
On note différent slogans comme "Force Nationale veut Réguler l'Immigration" ou encore "Force Nationale veut libérer les citoyens".

Selon cet article, le nom des quatre partis traditionnels francophones et la plupart des présidents de ces partis auraient été achetés par le FN belge.
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mercredi 22 février 2006

AdWords, PS & UMP, suite

Suite sur l’affaire des mots-clés et des annonces commerciales sur Google, un article de libération parle de la googuelade opposant les partisans de la méthode à ceux qui la condamnent (tout en la pratiquant sans le savoir) :

Tapez «Jospin» ou «PS» sur le moteur de recherche, vous serez orientés vers l'UMP. Une méthode qui a aussi profité au blog de Jack Lang.

On y apprend donc que Stéphane Trano, ex-responsable du blog de Jack Lang, considère que l’achat de mots-clés sur Google est un "moyen moderne d'accroître le débat démocratique". Pour répondre à ses détracteurs, il pose à Google la question de la légitimité de l’achat de noms propres pour le système Adwords, vous pouvez lire ici la réponse qui écarte la responsabilité du service.

De l’autre côté, chez les prestataires de services Internet de l'UMP, on se félicite de la contre-offensive du PS :

nos liens commerciaux sont passés de la colonne de droite au haut de la page, et il se pourrait même que l'on économise de l'argent.

En effet, Arnaud Dassier souligne qu’un nombre de clics élevés sur ses annonces UMP font baisser leur prix unitaire. Ce qui est confirmé par netpolitique. Contre-attaque ratée pour le PS donc, « jack lang » est retiré tout de même de la liste, par « courtoisie ».

A lire :
- Epheméride Netpolitique de la semaine écoulée
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mardi 14 février 2006

Google ads, un cyber-essaim en forme de rose

Vu chez Loïc Le Meur puis chez Pointblog,

Une nouvelle forme d'engagement collectif pour une communauté d'internautes : le parti socialiste, à travers une lettre d'information envoyée à ses adhérents, incite à lancer une contre attaque massive et collective contre le parti auteur des achats de mots clés dont nous avons déjà longuement parlé ici ou ici. Le but est de "polluer" le trafic Internet du site de l'UMP en cliquant sur les liens commerciaux des adversaires pour les forcer à abandonner leur campagne de mots-clés.

Lorsque vous tapez les mots CPE, Jack Lang, Ségolène Royal, Jospin, Fabius, Strauss-Kahn ou Parti socialiste sur www.google.fr vous tombez sur des liens publicitaires vers le site de l'UMP ou de l'UNI. En effet, le parti de Nicolas Sarkozy a "acheté" ces mots au moteur de recherche.
Cette méthode a été dénoncée par de nombreux internautes Il existe un moyen assez simple d'exprimer notre désapprobation.

Dénoncée par de nombreux internautes ? pas si sùr, de son côté Stéphane Trano, auteur d'une campagne AdWords pour le site internet de Jack Lang, parle de cette pratique comme d'une action de "pur marketing" et accuse le PS de vouloir brider la publicité sur Google. Plus loin, dans un commentaire sur son billet "Google, UMP, Sarkozy, Lang : le premier qui clique...", il poursuit :

il n'y a absolument rien d'illégal dans cette affaire. Google commercialise son espace publicitaire comme toute régie publicitaire le fait pour des journaux, la télé, la radio ou tout autre support publicitaire.

Peut-on cependant considérer Google comme un support publicitaire classique dans la mesure où le but est de rendre compte d'une réalité objective et pertinente, à travers des résultats de recherche pour un nom/mot donné ? Il s'agit ici aussi d'une situation précise et complexe qui n'est plus comparables aux autres magazines, journaux etc. Même si les liens sponsorisés ne sont pas confondus avec le reste des résultats, on peut noter qu'ils sont d'une efficacité redoutable lorsqu'il s'agit d'un lien pointant directement vers une page d'inscription à un parti. Il y a là une nouvelle forme d'influence tout de même plus subtile dans sa forme.

Il est certain que nous allons en entendre encore beaucoup parler, selon Netpolitique, c'est une loi passée inaperçue consistant à autoriser l'inscription en ligne auprès d'un parti qui aurait engendré ce sursaut de la sphère politique.
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