Vu chez
Loïc Le Meur puis chez
Pointblog,
Une nouvelle forme d'engagement collectif pour une communauté d'internautes : le parti socialiste, à travers une
lettre d'information envoyée à ses adhérents, incite à lancer une contre attaque massive et collective contre le parti auteur des achats de mots clés dont nous avons déjà longuement parlé
ici ou
ici. Le but est de "polluer" le trafic Internet du site de l'UMP en cliquant sur les liens commerciaux des adversaires pour les forcer à abandonner leur campagne de mots-clés.
Lorsque vous tapez les mots CPE, Jack Lang, Ségolène Royal, Jospin, Fabius, Strauss-Kahn ou Parti socialiste sur www.google.fr vous tombez sur des liens publicitaires vers le site de l'UMP ou de l'UNI.
En effet, le parti de Nicolas Sarkozy a "acheté" ces mots au moteur de recherche.
Cette méthode a été dénoncée par de nombreux internautes
Il existe un moyen assez simple d'exprimer notre désapprobation.
Dénoncée par de nombreux internautes ? pas si sùr, de son côté
Stéphane Trano, auteur d'une campagne AdWords pour le site internet de Jack Lang, parle de cette pratique comme d'une action de "pur marketing" et accuse le PS de vouloir brider la publicité sur Google. Plus loin, dans un commentaire sur son billet "
Google, UMP, Sarkozy, Lang : le premier qui clique...", il poursuit :
il n'y a absolument rien d'illégal dans cette affaire. Google commercialise son espace publicitaire comme toute régie publicitaire le fait pour des journaux, la télé, la radio ou tout autre support publicitaire.
Peut-on cependant considérer Google comme un support publicitaire classique dans la mesure où le but est de rendre compte d'une réalité objective et pertinente, à travers des résultats de recherche pour un nom/mot donné ? Il s'agit ici aussi d'une situation précise et complexe qui n'est plus comparables aux autres magazines, journaux etc. Même si les liens sponsorisés ne sont pas confondus avec le reste des résultats, on peut noter qu'ils sont d'une efficacité redoutable lorsqu'il s'agit d'un lien pointant directement vers une page d'inscription à un parti. Il y a là une nouvelle forme d'influence tout de même plus subtile dans sa forme.
Il est certain que nous allons en entendre encore beaucoup parler, selon
Netpolitique, c'est une loi passée inaperçue consistant à autoriser l'inscription en ligne auprès d'un parti qui aurait engendré ce sursaut de la sphère politique.
Tags: adwords, netcampagne, Parti socialiste